SCO d’Angers : qui est prêt à payer 50 millions pour racheter le club ?

Ce refus s’inscrit dans un marché français particulièrement tendu. En effet, le rachat de l’AS Saint-Étienne en mai dernier, pour un montant situé entre 20 et 30 millions d’euros, illustre la décote actuelle. Pourtant, pour Saïd Chabane, les offres reçues ne traduisent ni la valeur réelle des infrastructures d’ Angers SCO ni la solidité financière de son club.

Ce refus s’inscrit dans un marché français compliqué. Le rachat de l’AS Saint-Étienne en mai, entre 20 et 30 millions d’euros, montre la décote actuelle. Pour Chabane, les offres ne reflètent ni les infrastructures du SCO ni sa santé financière.

Saïd Chabane fragilisé par ses affaires judiciaires

Par ailleurs, la situation personnelle du président angevin attire une attention croissante. En février 2025, la justice l’a condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour agressions sexuelles. Il a choisi de ne pas faire appel, ce qui a rendu la peine définitive. Ensuite, en juin, une garde à vue est intervenue dans le cadre d’une enquête sur un faux témoignage lié à son premier procès. Ces affaires, bien qu’extérieures à la gestion sportive, altèrent son image et compliquent sérieusement les négociations avec de potentiels repreneurs.

Offres rejetées, finances sous tension : le SCO d’Angers joue la montre pour vendre au prix fort.

Offres rejetées et finances sous tension à Angers SCO

Dans ce climat difficile, le SCO d’Angers cherche à vendre au prix fort. Or, ses finances se sont fortement détériorées. En un an, le budget a chuté de 37 à environ 23 millions d’euros. Cette baisse s’explique surtout par l’effondrement des droits TV. Ainsi, le club n’a encaissé que 7 millions la saison dernière contre 19 espérés. Pire encore, il ne devrait recevoir que 3 millions cette année.

La DNCG a validé l’engagement du club en Ligue 1 pour 2025-2026. Toutefois, elle a imposé des conditions très strictes : interdiction de recruter contre indemnité, limitation de l’effectif et contrôle renforcé de la masse salariale. Malgré ces contraintes, la direction affirme maintenir sa stratégie.

Dans ce contexte tendu, le SCO a vendu Esteban Lepaul à Rennes pour 13,5 millions d’euros en août. Grâce à cette opération, le club a pu alléger un déficit estimé à près de 30 millions sur deux saisons.

Des résultats sportifs solides malgré tout

Malgré ces restrictions et la pression financière, les résultats sportifs restent encourageants. Alexandre Dujeux a d’ailleurs prolongé son contrat jusqu’en 2027. Avec le plus petit budget de Ligue 1, l’équipe occupe actuellement la 12e place après quatre journées et totalise trois points.

La stratégie du club repose encore sur une gestion ciblée des confrontations directes, méthode déjà efficace l’an dernier pour le maintien. De plus, l’affluence au stade Raymond-Kopa connaît une forte progression : 13 822 spectateurs en moyenne, contre 9 727 l’an passé, soit +42 %. Ce regain d’intérêt représente un signe positif et pourrait séduire de futurs investisseurs.

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